Permettez moi de copier ici un extrait d’une page du Monde que je viens de découvrir à l’instant, et qui m’a faite bondir : « Les journalistes venus de l'étranger pour couvrir les Jeux olympiques de Pékin viennent de découvrir qu'un grand nombre de sites Internet sont inaccessibles, même depuis le centre de presse qui leur est réservé. Sun Weide, porte-parole du comité organisateur des Jeux , a confirmé, mercredi matin 30 juillet, que les journalistes ne pourraient accéder aux sites liés au F**L*** (mouvement religieux banni en Chine), mais aussi à "d'autres sites", sans préciser lesquels. Mardi, plusieurs journalistes s'étaient plaints de ne pouvoir accéder au rapport d'Amn***y Inter*****al sur les droits de l'homme, dont le site est bloqué, comme ceux de la plupart des autres associations de défense des droits de l'homme. (…) »

De toute évidence, ces journalistes là ne s’étaient que vraiment très peu intéressés à la Chine jusque là, ou au moins depuis l’invention de l’Internet. Evidemment que les sites sont bloqués, je ne peux même pas voir la Chanson du dimanche, alors !

Mais ce que ces journalistes n’ont pas remarqué, c'est que la liberté de surfer est chaque jour plus grande. La preuve, mon blog, que j’alimentais en aveugle il y a deux ans, est maintenant accessible d’ici. Ah, oui, et tout Wikipedia aussi, même quand on tape Tibet.

Alors évidemment, ne tentons pas le diable, on ne va pas parler librement de F***G*** (pour ceux qui n’ont pas compris, je peux expliquer en privé !), ni prendre le risque de l’écrire et de se faire bloquer au jeu du mot clé. Mais caressons quand même la Chine dans le sens du poil pour lui faire avaler ses propres aberrations, et saluons les progrès plutôt que de pointer les erreurs. N’est-ce pas la base de la CNV ?

Et une petite pensée émue pour l’organisme qui filtre si bien toutes ces données, j’ai nommé Google. Qui est aussi chinois que ma grand-mère.

Espérons quand même qu’en même temps que cette trouvaille, ces journalistes aient découvert l’eau chaude, je pourrais enfin faire cuire des raviolis.